Ça faisait longtemps que je n’avais pas assisté à un match de hockey junior. Je me suis donc fait plaisir samedi dernier en allant voir ceux que l’on surnomme les diables rouges, les Remparts de Québec de l’entraîneur chef Patrick Roy
Trois choses m’amenaient à aller voir ce match : Angelo Esposito, le surdoué des Rempart qui a présentement plus de points que Sydney Crosby au même âge (faut dire que Crosby ne jouait pas pour une équipe aussi talentueuse que les Remparts à sa première année avec l’Océanic), Patrick Roy et Guillaume Latendresse des Voltigeurs de Drummondville, la future super étoile du Canadien de Montréal. Ou du moins, on espère qu’il deviendra la prochaine étoile québécoise à jouer avec le tricolore.
Avouons d’emblée que je n’ai pas été choyé. Le match a été plate au possible notamment à cause que les Voltigeurs ont tellement de joueurs blessés que la Croix-Rouge devrait penser à intervenir. Le meilleur marqueur de l’équipe, Derrick Brassard, n’était pas là tout comme le défenseur numéro 1 de l’équipe dont le nom m’échappe. Même Latendresse jouait en dépit d’une blessure à la cuisse suite à un claquage.
En plus, présentement la première unité offensive des Remparts est au ralenti ce qui fait que les meilleurs joueurs n’ont pas été Alexander Radulov et Angelo Esposito mais bien la ligne de Simon Courcelles avec Mathieu Melançon en tête.
Le match s’est terminé 5-1 pour l’équipe de Québec dans un match à sens unique malgré le total des tirs au but qui démontrait un match plus serré.
Tout ça pour dire que je n’ai pas vu grand chose de Latendresse a part une percée du coin de la patinoire en troisième période.
Angelo Esposito patine bien, je crois qu’il a débuté dans le patin artistique et honnêtement, ça parait un peu dans sa façon de patiner. Le corps bien droit, des petites enjambées puissantes. Il joue la tête haute et à de bonnes mains. Le jeune est un naturel.
Et Patrick Roy derrière le banc… dur de commenter. J’ai remarqué qu’il a enguirlandé un peu son joueur étoile Radulov car il ne patinait pas avec force en repli défensif. Mais a part ça pas grand-chose.
Par contre, le hockey à Québec, c’est du sérieux. Il fallait voir ces 3-4 partisans hystériques engueuler les joueurs des Voltigeurs au sujet de tout et de rien.
Entendre les partisans huer l’arbitre qui n’a pas donné de punition sur une mise en échec tout à fait légal d’un voltigeur sur un rempart.
Même des supposés partisans des Remparts passer un commentaire sarcastique sur une passe manquée d’Esposito : « Hey ça c’est une belle passe Esposito, moi être pourri c’est comme toi j’aimerais être » pour ensuite s’esclaffer comme des demeurés.
Mais le pire, celui qui remporte la palme, c’est un partisan d’environ 5’6, fin vingtaine, affublé du chandail avec le numéro 7 de Esposito qui postillonnais toute sorte d’insultes aux joueurs et entraîneurs des Voltigeurs. Vraiment un exemple à suivre.
Cet imbécile heureux était rouge écarlate à chaque fois qu’il se levait de son siège pour enguirlander les joueurs de l’autre équipe. Pathétique.
Deux fois il est descendu près du banc des Voltigeurs pour aller « varger » dans la vitre et les deux fois les policiers sont venus lui demander de se rasseoir.
Quand les Remparts ont marqué le 5e but, il fallait voir l’énergumène descendre en brandissant le chandail des Remparts à côté du banc de l’équipe adverse qui s’en foutait éperdument.
Sérieusement, y a des gens qui n’ont rien à foutre.
J’ai vu plusieurs matchs des Rockets lorsqu’ils étaient à Montréal et je n’ai jamais vu rien d’aussi ridicule. J’espère, gens de Québec, qu’il s’agissait d’exceptions et que ce n’est pas représentatif de votre caractère sportif.
Si c’est le cas, même les américains auraient honte de votre comportement. Et comme chauvins, les américains sont assez durs à battre.