
Ronald Roy. Oui je sais c’est Ronald King mais comme
King est un anglicisme, on doit j’imagine l’appeler
Ronald Roy.
J’ai écris un courriel au chroniqueur Ronald King de La Presse qui a, encore une fois, rit d’une erreur de français de Jacques Demers.
Il lui reprochait d’avoir utilisé versatile pour décrire Mark Streit en lui renotant que c’est un “horrible” anglicisme et qu’il aurait du dire le “polyvalent” Mark Streit.
Votre première réaction est “Y a rien de mieux à écrire c’t'épais là ??”
Calmez-vous un peu.
La chronique ne vole pas très haut je l’admets et ce, plus de fois qu’on ne le voudrait mais dans toute ma bonté, je lui ai envoyé un courriel pour l’aider un peu.
Voyez plutôt:
To: ronald.king@lapresse.ca
From: duggerzzz
“Versatile est reconnu dans la langue française.
> versatile(adjectif)Changeant, inconstant.
Comme l’explique l’Office de la langue française : “En français, versatile qualifie une personne qui change souvent d’opinion ou de parti, qui est inconstante ou lunatique.”
Alors monsieur Demers était assurément versatile dans son utilisation du mot versatile pour représenter la polyvalence de Mark Streit. En passant, oui monsieur Streit dit “Cheu” ou lieu de “Jeu”, j’espère que vous ne lui en tiendrez pas rigueur.
Vous auriez donc du expliquer que Demers avait fait une mauvaise utilisation du terme plutôt que de dire que c’est un anglicisme.
Mieux encore, vous auriez pu piger dans votre imagination et faire preuve de créativité plutôt que de reprendre les erreurs de français des autres comme on le faisait en 3e année du primaire lorsque nous étions à bout d’arguments.
Je vous imagine bien campé dans votre sofa préféré à attendre l’erreur de français d’un intervenant de RDS qui vous permettra de remplir les dernières dix lignes requises par votre chronique. Bien qu’amusante et divertissante, l’image me rend tout de même un peu tristounet. Un chroniqueur d’un grand journal réduit à cela, tout de même quand on y pense, ça vous fout le cafard
Tenez, parlez plus en profondeur de votre relation avec votre poisson rouge. Ça ne vous donnera pas la satisfaction de déverser votre fiel, j’en conviens, mais ça élevera le niveau de votre chronique qui en a bien besoin.
C’est déjà ça de pris !
Un être qui vous veut du bien.”
Certains vont peut-être trouver mon ton un peu hautain, à la limite d’être “baveux” (oui monsieur King, je sais, baveux c’est du joual) mais tout de même, l’intention était noble.
Je ne m’attends pas à une réponse, d’ailleurs, là n’était pas le but. Mais si j’ai droit à une réponse du type “Qu’est-ce que c’est que ce tutoiement” de Réjean Tremblay, je vous en ferai part !
En attendant, vous pouvez toujours admirer sa tête de vainqueur, c’est qu’il est chou tout de même non ?
Ha non ?
Ha bon !