
Au cours des années, j’ai souvent entendu dire que certains journalistes étaient des pique-assiettes. Ça voulait dire que ces personnes ne se déplaçaient pas aux conférences de presse à moins d’avoir droit à un repas intéressant et/ou de l’alcool.
Pour quiconque à déjà été journaliste ou pigiste, surtout pour de gros événements, il n’est pas rare que vous ayez droit à un repas chaud et une bière pendant que vous écoutez les différents intervenants d’une conférence de presse passer au lutrin les uns après les autres.
Il y a aussi des organismes ou événements bénéficiant d’un budget plus limité qui eux vous accueille à coup de sandwich pas de croute ou encore le strict minimum comme des muffins et du jus d’orange.
Les pique-assiettes eux daignent se présenter qu’aux événements de la première catégorie. J’ai entendu souvent entre les branches qu’un des plus connus est Réjean Tremblay. C’était dans les années 90, je ne sais pas s’il est toujours comme ça,
Je n’ai jamais vraiment été un fan de Réjean Tremblay, j’ai toujours trouvé ses séries tirées par les cheveux et ses analyses du monde du sport plutôt faibles.
Dans le temps que Jacques Villeneuve était hot, Tremblay suivait la F1 presque à temps plein. Sauf que quand on le lisait ou on l’écoutait à la radio, on avait vraiment l’impression de relire ou réentendre ce que son copain Christian Tortora venait de dire. Rien de bien nouveau.
D’ailleurs, Tremblay référait souvent à “Torto” comme il l’appelle.
Tremblay est un chroniqueur qui tente toujours de trouver du négatif partout. C’est son style. Bien lui en fasse. Sauf qu’il faut être sérieux. Il faut être un minimum préparé, ne serait-ce que par respect pour ceux qui l’écoute religieusement.
Mais Réjean, que d’aucun ont surnommé Réhan, se permet d’être tout ce qu’il y a de plus hautain, ça transpire maintenant plus que jamais dans son écriture.
C’est clair qu’il n’apprécie pas l’organisation du Canadien. C’est clair qu’il ne tient pas Bob Gainey en haute estime. Il n’a jamais pris que Gainey chasse les journalistes des vols nolisés du Canadien.
Depuis ce jour, il tente de vous convaincre le plus malhabilement et le plus malhonnêtement du monde que Gainey est un incompétent fini, qu’il est le diable incarné et que le Canadien vous rit dans la face.
Le seul problème de Tremblay c’est qu’il perd continuellement en crédibilité.
Comment pouvez-vous condamner une organisation de se foutre de ses partisans, de les mépriser quand vous mêmes traiter une grande partie des lecteurs et des fans du Canadien de fefanes ? Thème péjoratif pour le partisan fini du Canadien.
Les chroniques de Tremblay démontrent tellement une méconnaissance crasse du sport que c’en est risible. Risible certes, mais surtout décourageant.
Un mot qu’on pourrait modifier dans la langue française pour “découRéjean” tellement ça le décris bien,
Erreurs factuelles par dessus erreurs factuelles. On ne parle pas d’un blogueur inconnu, on ne parle pas d’un journaliste d’un hebdo de quartier. On parle d’un chroniqueur d’un journal majeur francophone du Canada.
Les dernières frasques ? Dans sa chronique intitulée Pourquoi délirer ? Il commence sa chronique par “Le camp d’équipe Canada à Vancouver….” Seul problème, le camp d’équipe Canada se tient à Calgary. Les jeux Olympiques auront lieu à Vancouver Réjean, mais le camp d’orientation lui, se tient à Calgary.
Plus tard dans la même chronique, l’ineffable Tremblay exprime “Il se peut surtout qu’on ait droit à du très grand hockey, même si le tournoi sera disputé sur une glace de Mickey Mouse.” Est-il en train de dire que la glace de dimension olympique est une glace de Mickey Mouse ? Ca serait faire de l’ethnocentrisme de putois (expression chère à ses yeux).
Ou plutôt, serait-ce une autre erreur factuelle puisque il pense que le tournoi olympique se déroulera sur une patinoire de la LNH confondant ainsi la Coupe du Monde et les tournois olympiques ? Le tournoi de Vancouver se jouera sur une patinoire de taille olympique, comme ca s’est fait a Calgary en 88, comme ca s’est fait à Salt Lake City et comme ça continuera à se faire.
Mais l’erreur stupide de la semaine, c’est à la radio qu’il l’a fait. Aveuglé par sa haine contre tout ce que font Bob Gainey et le Canadien, il a demandé ironiquement comment se faisait-il que la nouvelle acquisition de Gainey, Scott Gomez, n’ait pas été invité par Team Canada au camp d’orientation.
Si Tremblay faisait ses devoirs, il saurait depuis longtemps que Gomez est né en Alaska. Il saurait donc que Gomez est né aux États-Unis et donc impossible pour lui d’endosser l’uniforme canadien.
S’il portait un peu attention au passé, il se rappellerait que Gomez représentait les États-Unis aux derniers Jeux Olympiques. S’il avait seulement fait le tour des médias la semaine dernière comme devrait faire tout journaliste sérieux au lieu de chercher d’autres moyens de nourrir sa haine contre Gainey et son groupe, il aurait lu plusieurs articles sur Scott Gomez au camp d’orientation de l’équipe américaine.
Il aurait pu entendre une entrevue dans laquelle le DG de l’équipe, Brian Burke, parlait des joueurs comme Mike Komisarek et Scott Gomez.
Mais non, Tremblay hier matin à la radio se demandait en ricanant comme un putois comment il se faisait que Gomez ne soit pas au camp de Team Canada.
Probablement parce que le camp est à Vancouver Réhan, et que tu attends la seul, comme un putois, que l’équipe se présente sur la patinoire alors qu’ils sont en réalité réunis à Calgary.
Comment un journal aussi sérieux que La Presse peut accepter qu’une joke comme Réjean Tremblay les représente dans les différents médias ? Comment l’erreur du camp à Vancouver n’a pas été interceptée par le chef de pupitre qui aurait du dire à Tremblay que le camp se déroulait à Calgary ?
Il serait temps que Réjean Tremblay comprenne qu’il est dépassé par les événements. Que plus il intervient dans les médias, plus il fait rire de lui et plus il s’enfonce dans sa propre médiocrité.
Il devrait prendre le peu de fierté qui lui reste, se retirer de son poste de chroniqueur sportif, et continuez à travailler sur ses séries qui n’intéressent que les matantes et les faibles d’esprit (ou devrais-je dire, les fefanes de Réhan).
Sinon La Presse a le devoir de le protéger contre lui-même, l’inciter à ne plus déblatérer des conneries en ondes et vérifier ses textes pour corriger les multiples erreurs qui y réside.
Ou tout simplement le remplacer par quelqu’un de compétent. C’est selon.